
Henri Lefebvre chez Gallimard
Henri en 1970 :
« La science du phénomène urbain devrait-elle répondre à des exigences pragmatiques, à des injonctions immédiates ? Planificateurs, programmateurs, utilisateurs, réclament des recettes. Pour quoi faire ? Pour rendre les gens heureux. Pour leur ordonner d’être heureux. Curieuse conception du bonheur. La science du phénomène urbain ne peut répondre à ces commandes sans risquer d’entériner des contraintes venant d’ailleurs de l’idéologie et du pouvoir. Elle se constitue lentement, en se servant d’hypothèses théoriques et d’expériences pratiques autant que de concepts éprouvés. Elle ne peut se passer de l’imagination, c’est-à-dire de l’utopie. Elle doit tenir compte, chemin faisant, de multiples situations. » (page 188)
Le post d’Olivier Razemon sur la « deconnexion » (euphémisme) d’une grande part de nos élu.e.s des métropoles m’a mis la puce à l’oreille pour une vieille lecture. J’encourage tout le monde à confronter ces propos d’Henri Lefbvre aux promesses de nos candidat.e.s aux municipales à venir et ou élu.e.s…

