logements et dynamiques urbaines

De Yankel Fijalkow et Bruno Maresca Chez Armand Colin
J’ai toujours trouvé un peu paresseux l’utilisation de la conclusion d’un ouvrage pour en faire la chronique. Mais force est de constater qu’à la fermeture de ce livre, terminant sa lecture, cette phrase m’a paru bien meilleure que tout ce que j’aurais pu dire tellement elle concentre la richesse, la pédagogie et la complexité que représente cette question comme pilier de la société. Et c’est bien là tout le problème et la force de ce livre qui remet le logement au centre de nos villes, et ce n’est déjà pas si mal. Vous l’avez compris, une lecture que je recommande chaudement (sans mauvais jeu de mot).
Citation : « D’une certaine façon, la crise du logement s’exprime par la non-reconnaissance de la diversité des solutions que les acteurs développent, et par l’accumulation des justifications normatives corsetant les pratiques de l’espace et l’innovation. L’enjeu politique contemporain est de savoir observer et reconnaître des formes d’habitat qui élargissent le champ, comme la colocation ou l’habitation mobile, et le stratifient comme celles des mal-logés. Il consiste aussi à poser des limites protectrices au bien-être commun et à traiter la déséconomie du marché immobilier consommateur d’espace, de ressources naturelles, et de déplacements coûteux et de refuge pour la spéculation. »
